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Les citations de Fatou Diome, extraites de son œuvre “Le Ventre de l’Atlantique”

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Le Ventre de l’Atlantique est le premier roman de l’écrivaine sénégalaise Fatou Diome sorti en 2003 aux éditions Anne Carrière qui met en scène les rêves d’émigration des jeunes Sénégalais.

Ce roman a une dimension autobiographique, les lieux (Niodior, Strasbourg) et la vie de la narratrice coïncidant avec ce que l’on sait de la vie de l’auteure. Elle met en exergue l’intérêt des jeunes africains à considérer la France comme un paradis. Ce livre est un incessant aller-retour entre le Sénégal et la France, où la narratrice décrit sans concession la situation faite aux immigrants vite devenus clandestins, face au racisme et aux menaces d’expulsion. Voici des citations extraites de cette œuvre.

“On ne se jette pas dans des bras croisés. Même assoiffé d’affection, on n’embrasse pas les oursins.”

“Le secret est un lait sur le feu, il finit par se répandre si on n’y prend pas garde.”

“La pire indécence du XXIè siècle, c’est l’Occident obèse face au tiers-monde rachitique.”

“D’où qu’elle nous vienne, l’intime conviction restera toujours plus poétique, plus forte et plus rassurante que la réalité.”

“Le chasseur solitaire est le seul à connaître le prix que lui a coûté son gibier.”

“Le sentiment d’appartenance est une conviction intime qui va de soi ; l’imposer à quelqu’un, c’est nier son aptitude à se définir librement.”

“Malheureux celui qui lit sa gloire dans le regard versatile du public.”

“Il arrive qu’un individu devienne le centre de votre vie, sans que vous ne soyez lié à lui ni par le sang ni par l’amour, mais simplement parce qu’il vous tient la main, vous aide à marcher sur le fil de l’espoir. Ami! Frénétiquement.”

“Que signifie la liberté, sinon le néant, quand elle n’est plus relative à autrui ?”

“Le tiers-monde ne peut voir les plaies de l’Europe, les siennes l’aveuglent.”

“Les amitiés d’enfance résistent parfois au temps, jamais à la distance.”

“Chaque pas mène vers un résultat escompté ; l’espoir se mesure au degré de combativité.”

“Dans le désert, on peut toujours tomber sur une oasis.”

“Le sang oublie souvent son devoir, mais jamais son droit.”

“Quand on a les dents longues, il faut avoir les gencives solides.”

“On est assez mièvre pour s’écrier devant les nouveau-nés : Ah qu’il est mignon ! Ils ne sont jamais beaux, il n’y a que la naissance en elle-même qui soit belle.”

“Pour les pauvres, vivre c’est nager en apnée, en espérant atteindre une rive ensoleillée avant la gorgée fatale.”

“On ne se retourne pas quand on marche sur la corde du rêve.”

“Les Blancs sont orgueilleux ; et comme ils sont riches, ils érigent un monument au moindre de leurs exploits.”

“Sur la balance de la mondialisation, une tête d’enfant du tiers-monde pèse moins lourd qu’un hamburger.”

Lire aussi: “Garder le sourire c’est s’accorder le droit au bonheur” : Fatou Diome

“Blacks, Blancs, Beurs”, si ça allait de soi dans la société française, on n’aurait pas besoin d’en faire un slogan.”

“Chaque miette de vie doit servir à conquérir la dignité !”

“Est-il possible d’apprécier la vie quand on n’a que soi-même à aimer ?”

“Les idées sont des graines de lotus, elles ne dorment que pour mieux pousser.”

“Sacrée France, c’est peut-être parce qu’elle porte un nom de femme qu’on la désire tant.”

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Edith DAK

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