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L’écrivaine franco-rwandaise “Béata Umubyeyi Mairesse” est lauréate du “Prix des cinq continents 2020”

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Mercredi dernier, 27 janvier 2021, Beata Umubyeyi Mairesse a été choisie par le jury du « Prix des cinq continents » pour son roman “Tous tes enfants dispersés”, publié aux éditions “Autrement” en 2019.

Créé par l’OIF en 2001, le Prix des cinq continents permet de mettre en lumière des talents littéraires reflétant l’expression de la diversité culturelle et éditoriale en langue française sur les cinq continents et de les promouvoir sur la scène littéraire internationale.

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Pour la 19e édition qui a réuni dix auteurs de huit pays différents, ce prix vise à récompenser une œuvre littéraire de fiction provenant de la francophonie et qui s’est particulièrement démarquée au cours de la dernière année. La sélection a été marquée par la voix des écrivaines puisque huit des dix finalistes sont des femmes.

La diversité des écrivains francophones, la place qu’occupent leurs œuvres dans la littérature mondiale et les distinctions internationales obtenues par les membres du jury et les lauréats sont la plus belle illustration de la richesse et de la vivacité de la littérature en français.

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Cette année, le Prix en question est doté d’un montant de 15.000 euros soit un peu plus de 23 000 dollars canadiens pour la lauréate et de 5000 euros pour la mention spéciale attribuée au Québécois Paul Kawczak pour “Ténèbre”, paru en janvier 2020 chez La Peuplade.

Récompensée pour son œuvre “Tous tes enfants dispersés”, publié aux éditions “Autrement” en 2019; Béata Umubyeyi Mairesse bénéficiera en plus des 15000 euros, d’un accompagnement promotionnel pendant toute une année, l’OIF assurant sa participation à des rencontres littéraires, foires et salons internationaux identifiés de commun accord avec elle, afin de lui offrir un rayonnement international.

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À travers son texte, l’écrivaine franco-rwandaise met en scène les relations d’une famille brisée par la guerre:

« Ode à la transmission, à la pulsion de vie, ce roman d’une grande émotion contenue porte les voix de trois générations dans la mémoire des années génocidaires afin de retrouver un sens de la vie. Il y est question des retrouvailles douces-amères entre une vieille mère et sa fille qui avait pu échapper au génocide du Rwanda, occasion d’une évocation à la fois historique et intime de ces années cauchemardesques dont nous garderons mémoire grâce aux témoignages des poètes et des justes », a noté le Jury international, composé d’écrivains de renom, originaires de tout l’espace francophone, et présidé par Paula Jacques (France-Égypte).

Ce jury a réuni Jean-Marie Gustave Le Clézio (Maurice), Lise Bissonnette (Canada-Québec), Ananda Devi (Maurice), Hubert Haddad (France-Tunisie), Monique Ilboudo (Burkina Faso), Vénus Khoury-Ghata (Liban), Liliana Lazar (Roumanie), Wilfried N’Sondé (Congo), René de Obaldia de l’Académie Française (Hong Kong), Lyonel Trouillot (Haïti), Abdourahman Waberi (Djibouti), Jun Xu (Chine) et Gilles Jobidon (Canada-Québec), lauréat du prix en 2019.

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L’écrivaine recevra son prix à Paris, au siège de l’Organisation internationale de la Francophonie, dans le courant du mois de mars, en marge de la Journée internationale de la Francophonie, le 20 mars 2021.

Le résumé de “Tous tes enfants dispersés” proposé par l’éditeur:

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Peut-on réparer l’irréparable, rassembler ceux que l’histoire a dispersés? Blanche, rwandaise, vit à Bordeaux après avoir fui le génocide des Tutsi de 1994. Elle a construit sa vie en France, avec son mari et son enfant métis Stokely. Mais après des années d’exil, quand Blanche rend visite à sa mère Immaculata, la mémoire douloureuse refait surface.

Celle qui est restée et celle qui est partie pourront-elles se parler, se pardonner, s’aimer de nouveau? Stokely, lui, pris entre deux pays, veut comprendre d’où il vient.

Le livre sortira en poche à la maison d’édition “J’ai lu” le 10 février prochain.

Qui est Beata Umubyeyi Mairesse ?

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Beata Umubyeyi Mairesse est née à Huye (Butare) au Rwanda, en 1979. Son parcours métissé lui fait parler plusieurs langues.

Rescapée du génocide de 1994, elle poursuit ses études en France: hypokhâgne- khâgne puis Sciences-Po Lille et un DESS en développement et coopération internationale à la Sorbonne.

Coordinatrice de projet pour MSF, chargée de programmes au Samusocial International, assistante à la recherche à l’Université d’Ottawa, chargée de mission AIDES, elle anime des rencontres littéraires à Bordeaux où elle vit.

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Pour ce même roman, Beata Umubyeyi Mairesse a reçu en décembre 2020 le prix « Des racines et des mots » organisé par l’association « Les amis de V.O. »  à Lille; un prix littéraire doté qui a pour objet de récompenser un ouvrage romancé relatif à la littérature de l’exil, du déracinement ou du questionnement identitaire.

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