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RDC / La justice lève la censure imposée sur la chanson « Mama Yemo » de Karmapa

"Mama Yemo" de Karmapa

« Mama Yemo » de Karmapa

Plus de peur que de mal. La justice congolaise a enfin levé la censure sur la chanson « Mama Yemo » dont la diffusion est autorisée sur la place publique. Une autorisation obtenue sans peine. Son auteur, Karmapa, s’est présenté le mercredi 30 septembre 2020 devant le magistrat suite à une convocation établie à son encontre. Il s’avère que l’artiste s’est bien défendu sur ce dont la justice lui a reproché au sujet de cet opus.

« Mama Yemo », la chanson controversée met à nu certaines pratiques observées chez le chef médecin œuvrant dans cet établissement hospitalier de référence de Kinshasa. C’est pourquoi cette chanson a été interdite de diffusion suite à une plainte du Médecin directeur de cet hôpital général.

Pour lui, l’artiste ternit l’image ou fait la contre publicité de cet office public. Non seulement, Le Karmapa étale au public la saleté, la vétusté de ses installations…. « Rien et rien ne marche à Mama Yemo », dit Le Karmapa dans ce chef d’oeuvre au rythme de l’OK Jazz de Franco Luambo Makiadi.

La censure, par la justice, de « Mama Yemo » a provoqué un tollé général dans l’opinion. Mélomanes, musiciens, politiciens, société civile…sont restés unanimes quand au bien-fondé de la chanson. Bon nombre des Congolais sont montés au créneau pour fustiger la décision de la commission de censure qui empêche un opus susceptible d’éveiller les consciences par rapport aux réalités notoires de l’Hôpital général de référence de Kinshasa (HGRK) que Le Karmapa considère comme un « miroir ».

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L’opinion générale Congolaise soutient que le pouvoir public devrait plutôt penser à améliorer ce qui ne va pas à l’HGRK au lieu de censurer l’artiste qui, du reste, ne fait que dire tout haut ce que chacun constate. Pour d’autres, la commission de censure justifie son existence à travers une œuvre interpellatrice en lieu et place d’apposer son veto sur d’autres chansons en vogue qui ne respectent pas les mœurs.

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Branham Mavinga

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