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La guerre russe en Ukraine : L’Afrique doit elle se préparer contre une crise alimentaire ?

La guerre russe en Ukraine : L'Afrique doit elle se préparer contre une crise alimentaire ?

La guerre russe en Ukraine : L’Afrique doit elle se préparer contre une crise alimentaire ?

L’  impact de la guerre entre La Russie et l’Ukraine, sur la sécurité alimentaire suscite déjà une inquiétude en Afrique , car une part importante des exportations mondiales de céréales destinée à l’Afrique provient de  la Russie et de  l’Ukraine.

Selon France 24, l’Afrique se prépare à payer un lourd tribut à la guerre lancée par ces deux pays. « Le continent souffre déjà des retombées économiques de ce conflit. La flambée des prix alimentaires et de ceux du pétrole fait craindre une aggravation de la pauvreté dans tout le continent. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a mis en garde contre « un ouragan de famines ». Dix-huit pays africains et les pays les moins avancés importent au moins 50 % de leur blé d’Ukraine ou de Russie ».

Ainsi, face aux risques de crise alimentaire, RFI a mentionné que les États du continent multiplient les mesures pour tenter de limiter l’inflation et les ruptures de stocks. Selon ses informations, l’Algérie est le dernier pays en date à prendre des dispositions face aux risques de crises alimentaires en lien avec la guerre en Ukraine. Ayant fait déjà face à des tensions de certains produits alimentaires sur ses marchés, le pays d’ Abdelmadjid Tebboune, compte interdire l’exportation de produits de consommation dont la matière première est importée, entre autres le sucre, les pâtes ou encore la semoule.

Un projet de loi est même en cours d’élaboration pour pénaliser ces exportations, considérées comme « un acte de sabotage de l’économie nationale ». L’Égypte étant le plus gros importateur mondial de blé compte aussi mettre en pratique ces restrictions.

C’est ainsi que les pays africains essaient de préserver leurs ressources alimentaires et cherchent à limiter l’inflation. Des mesures ont donc été prises ces dernières semaines par le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Mali. Dans certains pays comme le Nigeria, des appels à agir se font entendre.

Les chiffres de la CEDEAO, ne sont pas rassurant par rapport à la crise qui s’annonce. D’après la CEDEAO,  28 millions de personnes dans la région pourraient se trouver en insécurité alimentaire.

Selon le FMI, trois semaines après le début de l’invasion russe en Ukraine, les effets de la guerre se ressentent déjà dans le monde. Au-delà de provoquer des souffrances humaines et des flux de réfugiés historiques, le conflit fait augmenter les prix de l’énergie et des denrées alimentaires. Ce qui alimente l’inflation et pèse sur la valeur des salaires, tout en perturbant le commerce, les chaînes d’approvisionnement et les envois de fonds dans les pays voisins de l’Ukraine, et ceci n’est pas prêt de s’arrêter.

« La guerre en Ukraine signifie la faim en Afrique », aurait déploré la directrice générale du FMI Kristalina Georgieva.

Ne serait-il pas un moment d’éveil de conscience pour les Africains ?

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Edith DAK

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