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Expulsion immédiate de la représentante de l’OMS en Guinée Equatoriale

Dr Triphonie Nkurunziza, représentante résidente de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Guinée Equatoriale s’est vue notifier son expulsion. Les autorités lui reprochent d’avoir falsifié les chiffres liés au Coronavirus dans le pays.

L’ancienne ministre burundaise Triphonie Nkurunziza, qui représente actuellement l’OMS en Guinée Equatoriale, a été  sommée de quitter le pays dès que possible.

« Le ministère des Affaires étrangères et de la coopération de la Guinée Equatoriale a l’honneur de demander au bureau régional de l’OMS pour l’Afrique de mettre un terme aux fonctions du Dr Triphonie Nkurunziza (…) et de veiller immédiatement à son départ de Malabo », peut-on lire dans l’adresse dudit ministère au Bureau régional de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique à Brazzaville.

Vendredi dernier devant le Sénat, le Premier ministre équato-guinéen Pascual Obama Asué a accusé la représentante d’avoir «falsifié les données de personnes contaminées» par la Covid-19. Si cette expulsion de la représentante de l’OMS peut prêter à confusion, le Premier ministre de ce pays pétrolier d’Afrique a tenu à clarifier les choses: «Nous n’avons pas de problème avec l’OMS, nous avons un problème avec la représentante de l’OMS à Malabo» a-t-il ajouté au cours d’une session retransmise par la télévision d’Etat.

Ce courrier apporte une précision de taille pour éviter tout quiproquo. En effet, il y est clairement précisé qu’en raison des excellentes relations de coopération entre la République de Guinée Equatoriale et l’OMS, le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, ndlr recommande qu’une autre personne soit proposée pour remplacer Dr Triphonie Nkurunziza.

Si Triphonie Nkurunziza est encore en terre équato-guinéenne, c’est parce que les vols internationaux sont toujours suspendus. Mais la situation peut rapidement évoluer de ce point de vue, puisque les mesures mises en œuvre pour arrêter la propagation de la maladie pourraient être assouplies en ce mois de juin. En effet, la reprise des classes est, pour l’instant, prévue pour le 15 juin et il n’est pas exclu que les vols internationaux reprennent dans la foulée.

Dans ce petit pays pétrolier dirigé d’une main de fer par le président Teodoro Obiang Nguema depuis quarante ans, le gouvernement affirme qu’il y a 1.306 cas connus de coronavirus et 12 morts début juin, pour 1,3 million d’habitants. Mais les autorités ont cessé de mettre ce bilan à jour quotidiennement depuis le 28 avril, l’actualisant seulement de temps à autre. Les chiffres avancés par l’OMS, une agence de l’ONU, ont, parfois, dépassé ceux de Malabo depuis le début de l’épidémie, même s’ils sont redevenus identiques à ce jour.

Officiellement, c’est au ministère de la Santé de donner les chiffres officiels, mais l’OMS fait un recensement parallèle qu’elle transmet au siège de l’organisation et des divergences peuvent apparaître, surtout que certains gouvernements préfèrent minimiser la gravité de l’épidémie.

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Edith DAK

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