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Rudy Casbi: “aucun Afro ne sera respecté dans ce monde tant que l’Afrique n’émerge pas…”

Rudy Casbi, gérant de WIP-LA NOUVELLE AFRIQUE, se hisse aujourd’hui comme un acteur actif des stratégies médias en Afrique et de l’entrepreneuriat africain. Très sollicité à travers des conférences et des médias à forte audience, sa structure, WIP – La Nouvelle Afrique draine aujourd’hui une communauté de plus de 155 000 abonnés sur Facebook. Une centaine de clients répartis sur 15 pays principalement en Afrique et auprès de la diaspora. Il nous fait l’honneur d’une interview…

Présentez-vous à nos lecteurs s’il vous plait !

Je m’appelle Rudy Gasbi gérant de ‘’Wip la Nouvelle Afrique’’, une entreprise de communication et d‘accompagnement des entreprises africaines. On les met à disposition des médias et on leur propose des supports de communication digitale (web, webcaste et radio maintenant). On travaille actuellement avec 25 pays y compris des pays anglophones. Je suis un africain de la caraïbe, mon papa est originaire de la Guadeloupe et ma maman est française en partie d’origine algérienne. Ma carrière a démarré avec les Dépêches de Brazzaville en 2014. C’est par cela que mon engagement panafricain a débuté.

Parlez-nous de votre agence WIP- La Nouvelle Afrique et du parcours avec cette initiative depuis 2018 ?

Avant nous étions qu’une simple page sur Facebook sous le nom ‘’Afrique aujourd’hui’’ créée le 26 juin 2017 dans le but de valoriser les entrepreneurs africains. Avec Mamadi Conde (guinéen) comme associé, nous avions commencé à partager des vidéos. Au bout de deux ans, nous avions décidé de monétiser notre travail. Nous avions donc commencé à vendre des publications, articles et vidéos sur Facebook. Aujourd’hui c’est devenu La Nouvelle Afrique et nous comptons 155 000 abonnés.  Nous avions également essayé de vendre des pubs-médias sur la page Facebook avec une entreprise spécialisée dans le référencement des restaurants afro a Paris. Un premier produit vendu pour 100 euros. Depuis, l’évolution de notre entreprise est progressive. On s’est fait plus connaître en Afrique et un peu partout. Nous avions une centaine de clients principalement en Afrique et auprès des diasporas ( Amérique, Europe et un en Asie). Maintenant on organise des événements, des interviews, du coaching média, des conseils. On espère atteindre 40 mille euros de chiffre d’affaires d’ici la fin de l’année grâce à nos hauts ambassadeurs au Sénégal (Ousmane Gueye), à Madagascar (Héry Andriamiandra), au Gabon ( Pierre-Eric Mbog Batassi), au Togo ( Emmanuel Atcha), aux USA, au Nigeria ( Daouda Aliyou), en Côte d’Ivoire ( Kadi Olivia Sylla).

Quelle est votre expérience avec l’Afrique

J’ai commencé avec les médias à 15 ans dans une radio locale à l’Est de Paris. Après j’ai essayé de créer ma propre webradio. J’ai rencontré certaines difficultés puis a la suite de mon échec, j’ai essayé de faire un petit séjour en Ethiopie où je me suis rendu compte de l’importance de la vente.  Les Africains m’ont appris à créer de la valeur focus et à avoir beaucoup de valeurs. J’ai connu des échecs et j’ai appris à rebondir. Durant mon parcours j’ai eu la chance d’interviewer plusieurs chefs d‘entreprises, des startupeurs, de la diaspora y compris des grands patrons comme le magnat sud-africain des mines Mzi Khumalo. Elles étaient des expériences enrichissantes

Quels sont selon vous les secteurs rentables en Afrique ?

Je dirais l’agriculture, l’agronomie, coaching en développement personnel, le bien être la nouvelle technologie, informatique, la plomberie-menuiserie-électricité. Pour y arriver, il faut capitaliser les investissements sur la connaissance basée sur les réseaux sociaux. Les banques aussi doivent jouer leur rôle.

Que partagez-vous à travers vos sorties ?

Le contact qu’on crée autour de nous est très important. Il faut booster l’énergie des gens qui sont dans votre écosystème

Quelle est la part des médias ?

L’Afrique n’est en retard par rapport à aucun continent. Il faut qu’elle évolue selon ses croyances ces ressources, et potentiels. Les médias ont leur part à jouer pour motiver la jeune et la sensibiliser par rapport à certains fléaux

George Floyd; qu’en pensez vous?

J’ai déjà écrit un post que j’ai publié sur mon compte personnel Facebook. Je partage la pensée du président ghanéen qui dit qu’aucun Afro ne sera respecté dans ce monde tant que l’Afrique n’émerge pas. Tant que les Africains ne comprennent pas la nécessité d’investir dans leur propre pays, ils ne seront jamais respectés dans le monde. Il faut savoir se faire respecter…

Le rôle de la diaspora

Nous sommes des ambassadeurs naturels de nos pays. L’Afrique a toujours eu affaire a la migration. Il faut que les pays africains prennent soin de leurs ressortissants vivant à l’étranger surtout quand ils sont dans les difficultés.

Un message particulier pour la jeunesse

Il faut que les Africains croient en leur potentiel. La matière première de l’Afrique, c’est la matière grise de sa jeunesse qui sait entreprendre. Soyons conscient, le monde a ces regards braqués sur nous.

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