fbpx

Nigeria/ “Futur Face Africa” , le gigantesque casting de mannequins en Afrique

FuturFaceAfrica-MyAfricaInfos

FuturFaceAfrica-MyAfricaInfos

Elizabeth Elohor ancienne top model  et fondatrice de Beth Modeling Agency,veut élargir son champ de prospection à tout le continent et faire bouger la mode en Afrique à travers “Futur Face Africa”, un casting géant lancé en début juin à Lagos. Il se déroulera d’abord via les réseaux sociaux puis de façon plus “traditionnelle” en face-à-face.

Lors du lancement du casting international de mannequins “Futur Face Africa”, Elizabeth Elohor est convaincue que l ‘Afrique a les ressources qu’ il faut pour briller sur les podiums en matière de mode.

FuturFaceAfrica-MyAfricaInfos

Cette ancienne mannequin a fondé la première agence de mannequinat au Nigeria en 2004. A l’époque, il n’y avait aucune “Fashion Week” sur le continent africain, peu ou pas localement de stylistes ou de maisons de couture.

Mais surtout, avant les années 2000, il n’y avait quasiment aucun visage noir dans les magazines féminins ou de mode à l’exception de rares figures emblématiques comme Donyale Luna, Beverly Johnson ou Naomi Campbell.

Au Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique avec 200 millions d’habitants, les rares qui osent à l’époque s’aventurer dans le métier, sont indépendants, précaires, vulnérables, et distribuent à tour de bras des “books” ou des CD de photos aux entreprises spécialisées dans l’événementiel et la publicité.

Lorsqu’ Elizabeth Elohor rentre de Londres en 2004, elle fonde Beth Model Agency et signe la plupart des mannequins reconnues localement.

FuturFaceAfrica-MyAfricaInfos

“C’est une pionnière”, a affirmé Marius Isikalu, ancien modèle d’à peine 30 ans, qui travaille désormais aux côtés de cette dernière.

“Elle a signé tout le monde au sein de son agence, elle a instauré des règles, un barême de rémunération, des normes (…) elle a donné le ton”, a expliqué le jeune homme sur le tapis rouge.

Le tournant arrive réellement en 2010 avec l’Afrique du Sud et le Nigeria qui ouvrent la voie en organisant des Fashion Weeks, reconnues sur la “select” scène internationale de la mode. Les récents mouvements de lutte contre le racisme Black Lives Matter et de défense de la beauté des femmes noires participent au changement de mentalité à travers le monde.

Mais la raison du “boom” est aussi économique. “Les stylistes et les grandes marques comme Louis Vuitton, Dolce Gabbana, Balmain (…) ont compris qu’une grande partie de leurs clients sont Africains”, a tranché Elizabeth Elohor à la soirée de lancement.

FuturFaceAfrica-MyAfricaInfos

“A l’époque, sur 50 agences internationales, il devait y avoir cinq top models d’origines africaines, au plus. Maintenant, chaque agence en a signé dix ou quinze!”, a-t-elle laissé entendre avec un sourire aux lèvres.

Tobi Momoh, 19 ans était aussi de la partie. Tobi a tout juste 15 ans lorsqu’elle remporte le concours d’Elite Model Look Afrique, qui la propulse sur les podiums de Milan, Paris et dans plusieurs agences internationales.

“J’ai grandi en pensant que je serai juste une fille qui galérerait à trouver un boulot en sortant de l’école. Et puis, Elizabeth m’a repérée alors que je marchais dans la rue, elle a demandé la permission à ma mère de me faire entrer dans son agence. Et voilà! Maintenant, regarde-moi. C’était facile en fait!” raconte-t-elle dans un immense éclat de rire.

En Afrique, et au Nigeria, “on a le talent et la beauté pour briller sur les podiums!”, assure-t-elle.

Elizabeth Elohor le sait. Et même si elle n’a plus le temps d’arpenter les rues ou les marchés de Lagos, sa passion pour trouver les perles rares de la beauté africaine ne la quitte pas.

Lire aussi: Togo/ “AfrikElles”, une initiative de Eugenie GADEDJISSO TOSSOU

La structuration du secteur de la mode a en effet permis l’émergence de nombreux acteurs, des stylistes aux maquilleurs, en passant par les photographes. Kola Oshalusi, célèbre photographe de mode nigérian, a assisté lui-aussi à l’explosion de la demande et à la professionnalisation du mannequinat en Afrique ces dix dernières années.

“L’Afrique, c’est le futur. Et l’Afrique, c’est le Nigeria”, s’est réjoui le photographe, chapeau beige élégant et veste en coton.

Articles du même auteur :

Edith DAK

Lire le précédent

Togo/ “AfrikElles”, une initiative de Eugenie GADEDJISSO TOSSOU

Lire le suivant

CEDEAO: Report du lancement de l’ éco en 2027

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *