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Les pertes blanches, on en parle !

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Encore désignées par pertes vaginales ou “leucorrhée”, les pertes blanches sont des écoulements naturels du vagin. De couleur blanchâtre ou translucide et à la texture gluante, les pertes blanches surviennent tout au long de la vie hormonale d’une femme. Elles signifient que les organes génitaux fonctionnent correctement. Cependant, elles peuvent aussi être le signe d’une infection génitale. Ce qu’il faut savoir…

Les secrétions vaginales sont naturelles chez les femmes, de la puberté à la ménopause. Mais leurs odeurs ou couleurs peuvent parfois être le signe d’une infection.

Sous l’influence des œstrogènes, le vagin sécrète des secrétions dès la puberté. Ces pertes vaginales aussi prennent l’aspect d’une substance ni épaisse, ni liquide, de couleur plutôt crème. Ces leucorrhées sont différentes des fluides secrétés lors d’une éjaculation féminine. Il s’agit alors d’un écoulement d’une faible quantité de liquide blanchâtre, produit par des glandes situées de part et d’autre de l’urètre et appelées “glandes de Skène”, ou “glandes para-urétrales”.

C’est quoi la glaire cervicale ?

La glaire cervicale est une substance visqueuse produite au niveau du col de l’utérus qui constitue la barrière protectrice de l’utérus. En effet elle stoppe l’intrusion de germes dangereux pour la santé et empêche aussi la progression des spermatozoïdes en dehors des périodes propices à la fécondation. La consistance de la glaire cervicale se modifie naturellement durant la période proche de l’ovulation. Elle est alors moins visqueuse pour laisser plus facilement les spermatozoïdes remonter les voies génitales de la femme et optimiser leurs chances de rencontre avec l’ovule. Son pH est situé entre 6 et 8, 5, l’idéal étant entre 7 et 8,5.

Il faut noter qu’un pH entre 6 et 7 ne rend pas la fécondation impossible. Une glaire cervicale acide, pH inférieur à 6, peut être liée à une infection ou être idiopathique. Elle nuit à la fécondation et doit être prise en compte en cas de désir de grossesse.

En cas de grossesse !

Dès le tout début de la grossesse, des pertes vaginales plus abondantes peuvent être observées. Elles sont normales et traduisent le changement hormonal qui accompagne la grossesse. Néanmoins, il est utile de surveiller l’aspect de ces pertes pour dépister rapidement une éventuelle mycose ou infection.

Les pertes vaginales qui se produisent pendant la grossesse ont le même aspect que celles qui surviennent hors de la grossesse : laiteuses ou transparentes, blanches ou jaune clair, sans odeur. Mais elles sont plus abondantes qu’à l’accoutumée. La femme enceinte a la sensation d’être constamment mouillée. Cette augmentation du volume des pertes vaginales peut survenir dès la troisième semaine suivant la conception, parfois avant même que la femme ait conscience d’être enceinte.

Explication !

Il existe au moins trois raisons pour lesquelles les pertes vaginales sont plus abondantes pendant la grossesse :

  • L’augmentation des concentrations sanguines d’estrogènes avec la grossesse provoque une accélération du renouvellement des cellules de la paroi du vagin. Les cellules éliminées forment une partie importante des pertes vaginales.
  • Secondo, l’augmentation de la circulation sanguine autour de l’utérus, du vagin et de la vulve, nécessaire à la mise en place du placenta et du fœtus, congestionne la paroi du vagin et contribue également à la production de pertes blanches.
  • Enfin, l’augmentation du taux sanguin de progestérone stimule la production de mucus par le col de l’utérus. Ce mucus est éliminé dans les pertes blanches.

Il faut Souligner que dans les huit à dix jours qui précèdent l’accouchement, le bouchon qui ferme le col de l’utérus le “bouchon muqueux” est éliminé sous forme de glaires blanches, parfois tachées de sang.

Parfois, il arrive que l’abondance de pertes vaginales amène les femmes enceintes à adopter des mesures d’hygiène trop irritantes (douches vaginales, savon antiseptique, déodorants, etc.). Cette irritation chronique de la vulve et du vagin peut favoriser le développement d’infections locales.

Pour lutter contre ces désagréments il est recommandé de:

  • utiliser un savon alcalin et doux (par exemple à la glycérine) et éviter les douches vaginales, les déodorants, les liquides et savons antiseptiques, ou les bains moussants parfumés ;
  • éviter de porter des protège-slips, en particulier ceux qui sont parfumés ;
  • utiliser une lessive hypoallergénique pour les sous-vêtements; porter de préférence des sous-vêtements en coton et les changer aussi souvent que nécessaire.

Bon à savoir : la cigarette, outre ses dangers pour la grossesse et le fœtus, semble contribuer à l’apparition d’infections génitales et urinaires chez la femme enceinte.

En périodes menstruelles !

Avant les règles, les secrétions peuvent être plus épaisses et abondantes, parfois jaunâtres. Mais durant la période des règles, il n’y a pas de pertes blanches.

A la ménopause !

Les pertes, qui apparaissent à la puberté, sont l’expression d’une bonne sécrétion d’estrogènes, soit les hormones féminines. Logiquement, elles se raréfient jusqu’à disparaître à la ménopause, qui marque l’arrêt de l’ovulation chez la femme.

A la ménopause, il n’y a plus de secrétions vaginales et donc une possibilité de sécheresse et d’inconfort, mais cela est variable d’une femme à l’autre. Les secrétions sont quelquefois ocres et peu abondantes, synonyme d’atrophie vaginale. Cependant le vagin répond toujours à une stimulation suffisante et au désir de la femme, entraînant une bonne lubrification même à la ménopause.

Comment savoir si les pertes sont normales ?

Les sécrétions vaginales sont normales lorsqu’elles sont inodores, de couleur claire ou laiteuse, qu’elles ne provoquent ni irritation ni brûlure et ne raidissent pas le linge. Elles constituent le moyen utilisé par notre organisme pour nettoyer le vagin, notamment des cellules mortes présentes sur sa paroi, afin qu’il reste propre.

Quand faut-il s’inquiéter ?

Si les pertes blanches sont normales, leur aspect, leur couleur ou leur odeur peut se modifier et indiquer l’existence d’une anomalie, notamment au niveau du vagin. Lors d’une infection, qu’elle soit fongique type mycose, bactérienne ou virale, les pertes deviennent parfois nauséabondes. La quantité et la couleur des sécrétions varient selon les moments du cycle menstruel et pendant la grossesse. Mais, si elles deviennent très abondantes, purulentes, malodorantes ou douloureuses, elles sont généralement le signe d’une infection, sexuellement transmissible ou non. On estime que la plupart des femmes souffrent au moins une fois dans leur vie d’une infection vaginale. Dans neuf cas sur dix, l’infection est due à un champignon, une levure ou une bactérie, et une fois sur dix au trichomonas, un parasite.

Qui consulter ?

Mieux vaut consulter un gynécologue lorsque ces pertes deviennent très blanches et épaisses, comme si elles contenaient des grumeaux de lait caillé. Généralement associées à de vives démangeaisons et à une inflammation des lèvres, elles annoncent une mycose.

Elles peuvent aussi devenir transparentes et liquides, couler par intermittence et développer une odeur très forte. Il s’agit alors d’une vaginose, dont l’origine est un déséquilibre de la flore vaginale et qu’il faut traiter.

Les secrétions vaginales peuvent aussi prendre une teinte grise ou verdâtre. Elles sont la plupart du temps annonciatrices de la chlamydia, une infection sexuellement transmissible. Verdâtres, mousseuses, abondantes et nauséabondes (à l’odeur âcre), elles peuvent annoncer une trichomonase, une autre infection sexuellement transmissible. Là encore, mieux vaut consulter sans tarder votre gynécologue.

Par ailleurs en cas de fortes démangeaisons ou de douleur en urinant, une consultation médicale s’impose. Lorsque les pertes vaginales prennent une couleur brunâtre, cela peut signaler des saignements vaginaux qui, eux aussi, justifient de consulter rapidement son médecin.

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Edith DAK

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