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Le crime africain des réseaux sociaux ou quand un frère poignarde une sœur

Dans la nuit profonde assise sur son lit, Une femme est concentrée sur son smartphone. Elle vient d’envoyer une photo d’elle toute nue à son amoureux du réseau WhatsApp. Depuis 2 semaines ils s’écrivent ; et à ce moment précis, elle attend avec un sourire les compliments de son mec découvrant la photo qu’il a tant demandée. Mais dans les minutes qui suivent, son sourire laisse place à la crispation puis à la panique. Elle vient de comprendre mais c’est trop tard !

A demi-mot beaucoup comprennent déjà de quoi il s’agit, ayant vu une sœur dans le cas ou ayant entendu des conversations sur des cas. Pendant qu’elle s’attend à une réaction d’amour, elle découvre stupéfaite que l’homme qu’elle prenait pour un saint n’est autre qu’un maître chanteur avisé, bref un arnaqueur.  Ce phénomène est répandu sur la toile et les réseaux sociaux et ne cesse de faire des victimes. Le pseudo amant s’annonce comme un criminel et demande une forte somme d’argent pour ne pas publier la photo. Souvent la fille le fait à l’insu de ses parents ou la femme à l’insu de ses enfants et redoute que le monde entier la voit nue et apprenne ce qu’elle fait dans l’intimité. Bien sûr ce n’est pas un crime en soi, mais la vie privée est sacrée.

Des hommes se sont également retrouvés dans des situations pareilles. Dans ces cas, les arnaqueurs films des ébats sexuels privés et demandent une rançon pour ne pas les rendre publics. L’affaire pourrait restée  à ce degré d’analyse s’il n’y avait pas un constat qui me pousse à la nausée. En effet, ce sont les frères africains mêmes qui poignardent leurs sœurs du continent et je me demande pourquoi ?

 L’Afrique a-t-elle besoin de passer par là alors qu’elle veut se relever ? N’ y a-t-il plus sérieux à faire sur le berceau de l’humanité que de profiter des faiblesses de l’humanité ? Dans un monde plein de doutes au sujet de l’identité africaine, se consacrer sur la recherche d’une place dans une mondialisation impitoyable ne devrait-t-il pas être notre combat de tous les jours. En fait au-delà des réseaux, c’est le manque de fraternité qui est le vrai virus de la communauté noire. En Europe on raconte que les Noirs préfèrent acheter au Mcdo que chez leur frère qui présente des services similaires ; ils vont même plus loin, jusqu’au dénigrement, juste pour le tirer vers le bas. Même son de cloche au Pays de l’Oncle Sam où la plupart des frères noirs fraîchement immigré ne voient en leurs sœurs que des bêtes sexuelles. Combien de cœurs allons-nous briser encore et combien de confiances seront déçues avant que l’Africain ne comprenne qu’il y a des égarements qu’il ne peut se permettre au nom de toutes les luttes que leurs ancêtres ont menées ?

Ce que PLUMES D’EBENE écrit, beaucoup des frères et sœurs le vivent. Rappelez-vous que quand vous détruisez une sœur, elle détruira probablement un frère qui détruira une autre sœur. Or ce n’est pas ce que vous voulez.

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Dewou T.

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