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La civilisation, ma Mère !… de Driss Chraïbi

Différentes premières de couverture du livre. L’auteur du livre.

La civilisation ma Mère !…fait office de l’une de cette génération d’œuvres qui  donnent la parole à la femme africaine. Elle représente l’une des premières fois que la question de la femme marocaine est abordée en littérature. Elle interroge sur les configurations patriarcales des sociétés traditionnelles et leurs constantes empreintes dans la vie des individus. En fond, le roman raconte un fils qui aide sa mère à se libérer du carcan de la société patriarcale et à trouver sa propre voie.

Le titre du livre : La civilisation, ma Mère !…
Date de parution : 1972 puis en 2013
Nom de l’auteur : DRISS CHRAÏBI
Nationalité- Pays de résidence : Franco – Marocaine; France – Maroc

Sujet traité et son contexte

La civilisation ma Mère !…fait office de l’une de cette génération d’œuvres qui  donnent la parole à la femme africaine. Elle représente l’une des premières fois que la question de la sociétés traditionnelles est abordée en littérature. Elle interroge sur les configurations patriarcales des sociétés traditionnelles et leurs constantes empreintes dans la vie des individus. En fond, le roman raconte un fils qui aide sa mère à se libérer du carcan de la société patriarcale et à trouver sa propre voie.

Résumé du livre

La civilisation ma mère !…est le portrait vif et plein d’amour d’une mère aimée et aimante qui se heurte avec entrain aux multiples progrès de la modernité. Orpheline, pauvre, mariée très tôt à un homme plus âgé qu’elle, l’héroïne va apprendre à lire et à écrire dans une société marocaine traditionnelle et conservatrice, et participera avec enthousiasme aux luttes pour l’indépendance au Maroc et pour la libération de la femme arabe. Cette œuvre du patrimoine africain, servie par une prose poétique, mérite par la confrontation des deux mondes qu’elle met en scène, d’être l’un des points de passage des espaces littéraires maghrébins et subsahariens aux nombreux référents communs.

Présentation du livre

Genre : Roman
Nombre de pages : 224
Format : 15 x 21 cm
ISBN livre papier : 978-2-916101-50-7
Maisons d’édition: Editions Denoël; collection “Terres solidaires”

Email: grainesdepensees@yahoo.com
Site web: www.grainesdepensees.com

Où trouver le livre ?: amazon.com
Prix Afrique : 2500 FCFA Prix Nord : 5,5 Euro

Sur le plan matrimonial, Driss Chraïbi épouse en 1955 Catherine Birckel, avec laquelle il a eu cinq enfants. Ensuite, en 1978, il épouse Sheena McCallion écossaise d’origine, avec laquelle, il a eu une fille et quatre garçons. Connu pour son roman Le Passé simple,  Driss Chraïbi est également l’auteur de Les Boucs (1955) qui situe son action à la périphérie de Paris, au milieu des immigrés ;  L’Âne  publié en 1956, De tous les horizons en 1958, La Foule  en 1961  dans lequel il aborde des thèmes variés: colonialisme, racisme, condition de la femme, société de consommation, islam, Al-Andalus, Tiers monde.

A propos de l’auteur

Écrivain marocain francophone, Driss Chraïbi, est né en 1926 à Mazagan, actuel El Jadida. Fils d’un commerçant aisé d’origine fassie, il entreprend ses études au lycée français de Casablanca. Le baccalauréat obtenu, il part pour Paris où il entame un cycle supérieur en chimie. Il commence sa carrière comme ingénieur mais, lecteur insatiable, il se défie des sciences qui, à ses yeux, détournent de la spiritualité. Commence alors un chemin de croix. Veilleur de nuit, ouvrier, il passe de métier en métier, s’intéresse à la neuropsychiatrie avant de se tourner vers la littérature et le journalisme. Il produit des émissions pour France Culture, fréquente des poètes, enseigne la littérature maghrébine à l’Université Laval de Québec et se consacre à l’écriture jusqu’en 1954, quand un livre le sort de l’anonymat. Le Passé simple, premier roman de l’écrivain, livre quelques pages sublimes sur ce Maroc à la veille de l’indépendance. La critique universitaire y verra essentiellement une révolte contre le père. Le livre est plus nuancé, et va susciter les soutiens les plus autorisés comme les invectives les plus virulentes. Si la figure du père est démystifiée, ce « seigneur » n’en fascine pas moins Chraïbi, et l’on comprend a posteriori pourquoi l’écrivain, au soir de sa vie, fera le vœu d’être enterré à Casablanca auprès de lui.

Une page se tourne avec la mort de son père, Haj Fatmi Chraïbi, en 1957. L’écrivain, en exil en France, dépasse la révolte contre son père et établit un nouveau dialogue avec lui par-delà la tombe et l’océan dans Succession ouverte (1962). Après Succession ouverte  s’en suivent La Civilisation ma Mère !…(1972),  La Mère du printemps (1982), Naissance à l’aube (1986), et d’autres œuvres ayant trait à la littérature, à la paralittérature, aux séries policières, aux textes radiophoniques etc… En 1995,  l’écrivain publie L’Homme du livre  ouvrage qu’il décrit comme « l’œuvre de sa vie ». Dans le deuxième volet des Mémoires, Le Monde à côté, il raconte sa vie d’écrivain et sa vie privée d’une façon apaisée. Son dernier livre, L’Homme qui venait du passé (2004), est une nouvelle enquête de l’inspecteur Ali, mais sur la mort d’Oussama Ben Laden à Marrakech.

Driss Chraïbi s’éteint à 80 ans, le dimanche 1 er avril 2007, dans la Drôme, où il résidait depuis 1988. Il emporte avec lui le secret du livre qu’il était en train d’écrire. Il repose désormais à Casablanca, au Cimetière des Chouhada, à côté de son père comme il le souhaitait.

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2 Comments

  • Je salue votre intention de mettre en valeur “La Civilisation, ma Mère!…”, et notamment votre appréciation de ce titre en tant qu’oeuvre du patrimoine africaine. J’attire toutefois votre attention sur des erreurs et des approximations contenues dans votre article. Driss Chraïbi résidait en France et avait la double nationalité française et marocaine. Le titre parut d’abord aux éditions Denoël en 1972, avant d’être réédité en 2013 dans la collection “Terres solidaires” de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants, dont Graines de Pensées fait partie, avec une belle préface de l’auteur franco-algérien Abdelkader Djemaï. Il aurait été judicieux de joindre à votre article la première de couverture de cette édition-là, afin que les lecteurs togolais puissent en prendre connaissance.

    • Merci Mme Sheena Chraïbi ! Merci de l’intérêt que vous avez porté à notre publication. Nous avons tenu compte de vos remarques et avons apporté des corrections à notre article. Recevez ici notre gratitude pour vos apports. Très bonne semaine à vous!

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