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Gabon: Le prix Mbataganga pour une femme engagée apolitique

La journaliste gabonaise, Edna Chelsea Babongui, promotrice du « Prix Mbataganga »

L’engagement pour le développement dépourvu de tout lien politique est une nécessité pour les communautés africaines. Autant les initiatives se multiplient, le besoin d’encourager celles qui sont déterminées reste crucial. Au Gabon, Le prix Mbataganga vise à encourager une gabonaise apolitique porteuse d’initiatives pour le développement de sa communauté.

La première édition a primé Célestine Bikouri le samedi 18 avril 2020 avec la collaboration d’un jury de cinq experts à savoir: le Doctorant en Anthropologie linguistique et du patrimoine (Président du jury), Moussoudou Herman Junior, Carmen Nzamba, enseignante consultante en diplomatie culturelle, Michel Pecouinh, membre de l’association des communicateurs traditionnels d’Afrique de l’Ouest et du Centre, Rodriguez Mouckandza, coordinateur de l’ONG Omanda ( valorisation des ethnies minoritaires du Gabon) et Edou Joresse , consultant en Relations Internationales et Diplomatie Culturelle. Ils ont décidé à l’unanimité l’attribution du Prix Mbataganga à Célestine Bikouri.

la lauréate Célestine Bikouri

Matriarche Éviya, Célestine Bikouri, a vu le jour, il y a presqu’un siècle (92 ans), au village Biogho, ancien village Éviya au coeur de la forêt à quelques kilomètres de Nguassa( village créé en période coloniale, sur la rive droite de la rivière Ngounié) à Fougamou dans le sud du Gabon. Femme discrète et sage, elle passe la plus grande partie de son temps dans la forêt ( entretien de plantations, cueillettes, mixtures thérapeutiques, ramassage de bois de chauffage). Une fois de retour au village, elle est toujours entourée des plus jeunes générations, à leur enseigner des recettes thérapeutiques et à leur prodiguer des conseils de vies.

Cette dame chaleureuse et forte, est très engagée dans la conservation de la culture Éviya ( ethnie minoritaire menacée d’extinction) Elle est leader d’un groupe de femmes dans lequel on y retrouve différentes générations. Fédérées  autour d’activités socio-culturelles notamment la narration de contes ou la composition de répertoires originaux de chansons basées sur la transmission de bonnes valeurs. Fière de ses racines, Célestine Bikouri est active dans les cérémonies rituelles strictement féminine à l’instar du Bolo et du Djembè local

«Ce Prix Mbataganga symbolise notre identité culturelle au Gabon. Car  la culture est tout ce qui nous reste lorsqu’on a tout perdu , comme nous l’enseigne un dicton très populaire», a indiqué la journaliste gabonaise, Edna Chelsea Babongui, promotrice du « Prix Mbataganga »

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