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Cote d’Ivoire/ Marie N’GUESSAN, MISS 2.0 sur le point de construire un centre de formation aux métiers du digital au profit de la gent féminine

N’GUESSAN_Marie_Lucienne_Affoué_MyAfricaInfos

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Elle s’appelle N’GUESSAN Marie-Lucienne Affoué et est à l’image d’une jeunesse battante et dévouée à la réussite. À 21 ans seulement, son amour pour le digital et l’informatique, son sens d’organisation et de discipline lui permettent d’être hissée au sommet. Élue MISS 2.0 2020, c’est-à-dire ambassadrice du leadership féminin en Côte d’Ivoire, la blogueuse ivoirienne s’affirme prête à incarner le rôle de la jeune fille leader. Elle s’engage à mener des actions pour aider et influencer positivement d’autres jeunes filles.

Bonjour Mlle Marie N’GUESSAN, présentez-vous à nos téléspectateurs.

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Bonjour chers tous, je me nomme N’guessan Marie-Lucienne Affoué. De nationalité ivoirienne, je suis âgée de 21 ans. Passionnée du digital, de l’écriture et de l’art oratoire, je suis Informaticienne Développeur d’Applications de profession mais également bloggeuse sur mon blog personnel MARée de LUmière Blog disponible sur le www.marlublog.ci. Sur mon blog je parle de leadership, de motivation, d’entrepreneuriat, de technologie et de personnes qu’on peut considérer comme modèle vu leur parcours inspirant. Aussi, j’ai été élue MISS 2.0 2020, autrement dit, ambassadrice du leadership féminin en Côte d’Ivoire.

Parlez-nous de votre parcours scolaire et de vos expériences professionnelles.

Grâce à Dieu, j’ai fait un parcours scolaire sans faute. J’ai obtenu mon BAC D à l’âge de 17 ans et mon Brevet de Technicien Supérieur (BTS) en informatique et développeur d’applications à l’âge de 19 ans. Après mon BAC, j’ai opté pour la filière de la programmation pour deux raisons. La première était en raison de ma passion pour le numérique et la seconde raison est que j’entendais beaucoup dire que le domaine de la programmation est fait pour les hommes. Ainsi, en m’inscrivant dans cette filière, je voulais faire comprendre aux hommes en particulier et au monde entier en général, que c’est possible d’être une jeune fille et d’exceller dans ce domaine autant que les hommes et même plus qu’eux. Et j’ai réussi ce défi en étant la meilleure de ma promotion durant mes études parmi les nombreux hommes que comptait ma classe. N’ayant pas encore les moyens financiers pour m’inscrire en licence après l’obtention de mon BTS en 2018, j’ai décidé de commencer à postuler pour obtenir un job qui me permettra d’économiser de l’argent pour la suite de mes études et aussi qui me permettra d’avoir une expérience professionnelle. C’est ainsi que j’ai eu

mon premier stage dans une entreprise de la place. Puis, quelques mois après, j’ai réussi le test pour intégrer l’Orange Digital Academy, qui est le premier centre de perfectionnement au métier de la programmation lancée par Orange Côte d’Ivoire en 2019. Nous étions plus de 6000 postulants et j’ai fait partie des 20 qui ont été sélectionnés pour intégrer la première promotion de ce centre. Pendant 6 mois, nous avons reçu des formations pratiques et nous avons été coaché pour réaliser des projets innovants. Cette formation s’est soldée par la présentation de nos projets et l’obtention de nos certificats des mains du directeur général de ladite entreprise. En 2020, j’ai intégré le groupe SMILE CI en tant que Développeur Backend. En plus de cela, j’ai développé et géré des plateformes digitales pour des particuliers.

Le 20 décembre 2020, vous avez été sacrée MISS 2.0 : première Reine du Leadership Féminin de la Côte d’Ivoire. En quoi consiste ce concours ?

Le concours MISS 2.0 est le premier concours de MISS DIGITAL lancé en Côte d’Ivoire. Il vise à élire après plusieurs challenges, l’ambassadrice du leadership féminin. Ce concours de MISS met en valeur l’intellect de la jeune fille capable de relever des challenges et de s’exprimer correctement devant un public.

Vous êtes la lauréate d’une compétition qui a duré environ 02 semaines et qui a vu une vive participation de 1072 autres candidates. Quels ont été vos secrets et ou avantages ?

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La compétition a duré 3 mois exactement. Et pendant toute cette longue période, il fallait relever plusieurs challenges soumis aux votes du public. C’est le 20 décembre que le jury a statué en notant nos différents challenges précédents et notre challenge final “Pitch ton projet”. Je dirai que c’est ce dernier challenge qui a fait la différence. Bien que j’ai eu de bonnes notes dans les autres challenges, je pense que la portée de mon

projet ainsi que la manière dont je l’ai présenté aux jurys et au public ont joué en ma faveur. Je pense aussi que c’est le fait d’avoir fait preuve de résilience face aux difficultés rencontrées lors de cette compétition, qui m’a hissé là où je suis aujourd’hui.

Pouvez-vous nous dire les récompenses dédiées à une Miss 2.0?

En tant que MISS 2.0, j’ai eu droit à une voiture, un chèque de 15 millions, une bourse d’études, un voyage à Dubaï, un crédit de communication de 600 000 francs offert par le partenaire Orange Côte d’Ivoire, une connexion internet d’un an à la fibre Orange, etc

Alors en quoi consiste votre mission en tant que Miss 2.0?

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En tant que MISS 2.0, je dois incarner le rôle de la jeune fille leader qui mène des actions pour aider et influencer positivement d’autres jeunes filles. Ma mission particulière est de mettre en place le projet qui m’a permis en quelque sorte d’avoir cette victoire. Il s’agit de la mise en place d’un centre de formation aux métiers du digital au profit des femmes et filles de l’intérieur de mon pays afin de leur donner les mêmes chances dont disposent les filles à Abidjan, là où presque tout est concentré.

Que représente ce trophée pour vous de façon personnelle ?

De façon personnelle, ce trophée représente un bouleversement total de ma vie. Un changement de mon histoire qui s’est opéré en un rien de temps.

Cette victoire vous classe plus que jamais parmi les femmes leaders de la Côte d’Ivoire et même de l’Afrique. Quel regard portez-vous sur la gent féminine ivoirienne ?

La jeunesse en générale et la jeunesse féminine en particulier, représente une grande partie de la population ivoirienne. C’est dommage que ce que la plupart des gens voient de cette jeunesse est lié à la négativité en raison de certains comportements observés sur les réseaux sociaux et mêmes dans notre quotidien. Moi je porte, par contre, un regard optimiste, plein d’espoir en cette jeunesse. Car beaucoup parmi nous, ont compris l’importance de mettre plus de sérieux dans leur vie afin de changer positivement certains faits de notre société. Même si beaucoup d’efforts reste à faire pour amener davantage les jeunes filles à abandonner le chemin de la facilité, je pense que les actions déjà menées sont à saluer. Le chemin est déjà tout tracé, avec le temps, nous allons y arriver.

Vous avez déclaré qu’en 2021, vous allez parler essentiellement de la santé mentale. Pourquoi cette thématique et quels sont vos moyens d’actions ?

Je fais partie de la communauté des jeunes blogueurs de UNICEF Côte d’Ivoire qui lutte contre la violence en ligne et la désinformation communément appelé Fakes News. Et cette année dans le programme d’action des Nations unies, l’accent sera mis sur la question de la santé mentale. Alors, en tant que bloggeuse, j’apporterai ma contribution en produisant du contenu digital que je mettrai à la disposition du public à travers mon blog disponible sur le www.marlublog.ci ainsi que sur mes réseaux sociaux. Cela, dans le but de vulgariser la question de la santé mentale, précisément la dépression, qui jusque-là est considérée sous nos tropiques comme “une maladie de blanc” et aussi aider les personnes qui en souffrent à se relever.

Vous êtes passionnée du digital, de la programmation informatique, de l’art oratoire, de l’écriture et de l’entrepreneuriat. Quel est le rôle de tout ceci pour une Afrique en quête permanente de son autonomie ?

Merci pour la question. Disons que j’ai la chance d’avoir plusieurs passions qui se rejoignent toutes. En effet, le digital et la programmation sont en plein essor dans notre continent depuis les deux dernières décennies. Ces avancées technologiques sont sans nul doute une aubaine pour nous dans le sens de mettre en place des projets ou développer des solutions informatiques qui pourraient contribuer à l’autonomisation de notre continent. Quant à l’entrepreneuriat, elle vient comme une arme contre le problème du chômage récurrent dans notre société africaine. Aussi, pour entreprendre, il faut pouvoir écrire son projet et être à même de le présenter devant un public ou des potentiels investisseurs, d’où l’intervention de l’art oratoire et de l’écriture. Ainsi, vous pouvez constater que l’ensemble de mes passions réuni, joue un rôle important dans notre continent en quête de son autonomisation.

« C’est possible d’être piéton, lutter dans les véhicules de transport en commun, marcher sous le soleil ainsi que sous la pluie, et avoir une voiture, en son nom, d’un jour à l’autre. C’est possible… C’est mon témoignage… » ; Voici l’un des passages touchants que l’on peut lire sur votre page Facebook. À quoi faites-vous allusion concrètement ?

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Ce message est extrait de mon article qui a pour titre “C’est possible”, il est disponible sur Marée de Lumière blog – www.marlublog.ci. C’est un article dans lequel je partage une partie de mon histoire, mon témoignage. Dans cet extrait, je fais allusion à quelques situations difficiles que je vivais avant d’avoir été sacrée MISS 2.0.

Un mot à l’endroit de vos sœurs africaines.

A toutes mes sœurs africaines qui pensent que la pauvreté est une fatalité, ou qui croient que les situations difficiles qu’elles traversent sont un motif pour s’adonner à la facilité, je veux les inviter à quitter ce chemin car il ne sera pas toujours reluisant. Qu’elles croient en elles, qu’elles croient en DIEU et qu’elles travaillent sérieusement, elles finiront par s’en sortir.

Nous sommes dans le mois de la femme. Et les médias MyAfricaInfos et Pensées Noires Magazine ont lancé une campagne de sensibilisation contre la dépigmentation. Selon vous, qu’est-ce qui peut pousser une personne à se dépigmenter ?

A mon humble avis, c’est l’envie de plaire ainsi que certains préjugés liés à la peau noir qui amènent certaines personnes à se dépigmenter.

Quelle est votre perception de la beauté naturelle ?

Pour moi, la beauté réside dans la simplicité et le naturel. Je pense aussi que garder sa beauté naturelle est un signe de confiance en soi, d’amour propre et de respect envers DIEU qui nous aime et qui nous a créés ainsi.

Votre dernier mot.

Je tiens à remercier les médias MyAfricaInfos pour cette opportunité qu’ils me donnent de m’exprimer sur leurs antennes. Ce fut un plaisir. A toutes les personnes qui ont bien voulu lire cet interview, je vous encourage à continuer à vous battre pour atteindre vos objectifs malgré les difficultés sur votre chemin, car tant qu’on a le souffle vie, tout est encore possible.

MyAfricaLive / Échange avec Marie-Lucienne A. N’Guessan, Miss 2.0 de la Côte d’Ivoire


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Delali Adzika

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