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Cameroun / La musique urbaine camerounaise plus que jamais à son apogée.

Musique urbaine Cameroun

Il fut un temps, la musique camerounaise se résumait à quelques artistes de renom tels que Manu Dibango, Petit Pays et quelques autres artistes des années 80/90.

Depuis quelques années, une vague déferlante d’artistes de Yaoundé et de Douala s’impose face aux ténors de la musique urbaine africaine que sont les Nigérians et les Ivoiriens. On notera les artistes comme: Reniss, Daphné, Tenor, Locko, Magasco, Stanley Enow, Maahlox le Vibeur , Mani Bella , Shura Etc

Beaucoup s’étonnent encore de la montée en puissance de Daphné avec «Calé», près de 17 Millions de vues, «jusqu’à la gare», plus de 10 Millions de vue, ou du lyrisme décapant du jeune prodige Tenor qui, du haut de ses 20 ans, enflamme les scènes à l’international. La liste est longue, mais ces deux exemples suffisent à montrer l’ampleur du succès musical camerounais. On serait alors tenté de poser la question de savoir qu’est ce qui fait leur succès.

La potion est simple, il s’agit du travail acharné des sociétés de production.

En effet, l’une des pierres angulaires de la musique camerounaise c’est cette multitude de maisons de productions. On citera pour exemple:

  • New Bell Music des artistes Jovi et Reniss)
  • Big Dreams Entertainment de l’artiste Locko
  • Empire Company de l’artiste Magasco
  • Steven Music Entertainement Daphné,Shura
  • Alpha Better Records de l’artiste Mr Léo
  • Motherland Empire du rappeur Stanley Enow.
  • THE FIVE BB’S de Mani Bella

Et toute cette panoplie de sociétés de productions, loin de diviser, unit car elles bossent, collaborent et s’entraident.

Quand on parle de société de production, il s’agit d’une structure qui s’occupe de la carrière de l’artiste dans tous les sens du terme et ça, le Cameroun sait bien le faire. Si ailleurs les maisons de production se renferment sur elles même et refusent de sortir de leur cocon, au Camer les collaborations entre Labels se font et ceci de façon à faire profiter plusieurs artistes de différents labels.

C’est l’exemple des collaborations entre MANI Bella et Tenor – DERANGER, ou celles de Magasco, Locko ,Minks ,Tenor ,Rythmz – POWER pour ne citer que celles-là. Partir de différents labels pour faire Un, telle est l’idée.

Outre le côté collaboration entre les maisons de productions, la musique urbaine camerounaise fait un travail exceptionnel sur les réseaux sociaux. En effet, quand les artistes ivoiriens se servent des réseaux sociaux comme d’un exutoire pour faire le Buzz en passant de clash en clash à longueur de journée , les Camerounais en font de la vraie communication, une arme redoutable en marketing. Chaque sortie de single, d’album, chaque concert , est savamment managé pour atteindre le maximum de cible. Aussi les plateformes digitales comme facebook, Instagram, tweeter des artistes et de leurs labels sont mises à contribution; à chaque jour sa stratégie de communication. Même les plateformes telles que whatsapp , viber et d’autres applications de discussions du genre sont mises à contribution pour les teasing et les pubs d’avant sortie de clips . Cette communication impacte positivement en terme de rentabilité, en terme de vue sur youtube, et surtout et avant tout en terme de visibilité à l’international,ce qui est un atout majeur dans la carrière musicale de ces jeunes talents.En témoignent leur éclosion sur tout le continent.

La contribution de Trace Tv n’est pas à négliger dans ce processus,Trace étant la plus grande chaîne de télévision suivie par les jeunes du continent et d’ailleurs.

Un autre atout et pas de moindres,est le bilinguisme dont a hérité la Cameroun. Les artistes camerounais ont cette chance de chanter et en français et en anglais, ce qui a pour conséquence de décupler leur public et leur visibilité. Et cet aspect de leur musique est la conséquence directe de plusieurs de leurs collaborations hors du cercle musical national. En témoignent les collaborations entre Charlotte Dipanda et Yemi alade, Stanley Enow et Mr eazy, Mr leo et Flavour, Tenor et les Kiff No beat, Daphne et Fanicko, Magasco et Dosseh …

Ceci a pour corollaire des tournées sur et en dehors du continent,notamment en Europe. Ainsi Tenor s’est vu proposer une tournée européenne du 23 février au 14 avril dernier, une tournée de le France à l’Allemagne en passant par la Belgique et l’Italie. Charlotte Dipanda de son côté sera en concert le 15 Septembre prochain au Grand Rex à Paris. La «Daphne Europe Tour» qui a débuté le 13 octobre dernier et s’est achevée le 02 décembre sont autant d’exemple du rouage bien huilé du showbizz camerounais.

Cela dit, beaucoup reste quand même à faire pour se mettre au même niveau que la musique nigériane qui n’est plus à présenter et qui est sortie depuis un bout de temps de la conquête du continent pour se lancer dans la conquête du monde; des Etat-Unis en l’occurrence.

Souhaitons quand même bon vent à cette musique camerounaise qui, tel un aigle, plane sur l’Afrique faisant la joie des fans que nous sommes.

 

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Wallis D.

Rédacteur sur MyAfricaInfos.com

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