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Retour aux cheveux naturels: choix ou effet de mode?

Y a-t-il des raisons qui poussent les femmes à retourner au naturel ? La plupart du temps, oui. Pendant que certaines entreprennent cette aventure capillaire par simple effet de mode, d’autres le font pour des raisons de santé ou simplement pour retrouver leur identité.

 

 

Il fut un temps, la majorité des femmes africaines ont opté pour les produits défrisants. Le jour où une mère, une sœur ou une coiffeuse éprouve des difficultés pour passer le peigne dans vos cheveux, la seule proposition que vous entendrez c’est : « il est temps de défriser tes cheveux ». Visiblement, c’était la solution idéale pour apprivoiser la texture crépue des cheveux; c’était la panacée.

Cependant, depuis un certain temps, la donne a changé. Beaucoup de femmes ont pris conscience de l’effet néfaste des produits défrisants sur leur santé. Alors, plus qu’une tendance, le retour au naturel se révèle tel un choix personnel pour une meilleure santé mais aussi une union avec son identité. Cependant, le retour au naturel est perçu différemment selon les Africaines.

 » Je suis revenue au naturel parce que mon cuir chevelu ne supportait plus la crème défrisante et aussi pour mieux prendre soin, moi-même, de  mes cheveux« , nous a confié Aurélie, représentante et distributrice de la gamme Dany Natural Concept dans la capitale togolaise. « Je suis trop fière en portant mes cheveux naturels« , a-t-elle ajouté.

Comme Aurélie, Apéfa une jeune loméenne a choisi de garder ses cheveux au naturel pour préserver sa santé. « Quand je me faisais défriser,  je souffrais de plaies sur le cuir chevelu. Je changeais à chaque fois de crème  défrisante, mais le problème demeurait. Je suis allée jusqu’à essayer une crème pour enfants mais le résultat est resté le même C’est ce qui m’a poussé à retourner au naturel. Je regrette d’avoir perdu du temps« , a-t-elle témoigné.

« Personne n’a désapprouvé mon choix. Au contraire, mon entourage m’a encouragé. La preuve, j’ai convaincu ma mère qui est retourné au naturel aussi », ajoute-t-elle.

Lynda Gray Etou, Administrative de la page Facebook, Secret du charme est revenue au naturel  pour soigner dans un premier temps son alopécie. Par la suite, elle a pris goût parce qu’étant tombée sur des groupes sur Facebook, où les filles font part de leurs expériences et comment prendre soin de leurs tifs.

« Je suis contente de cette aventure, parce que je n’ai plus à me rendre dans un salon de coiffure pour me faire belle ou pour entretenir mes cheveux. Je n’ai plus à supporter les défrisants qui endommagent le cuir chevelu. Je n’ai plus à supporter le séchoir », a-t-elle laissé entendre. Ah, le séchoir! Toute africaine en sait quelque chose. « Dans les transports en commun, en ville, presque partout où je vais, les gens m’abordent juste pour toucher mes cheveux et  j’accepte avec plaisir », conclut-elle.

Avec le retour au naturel, on se croyait à l’époque où nos mères arboraient leur gigantesque afro dans les rues et au cours des cérémonies mondaines. « Les cheveux naturels sont très jolis. Ils donnent de l’allure et mettent en valeur la vraie beauté de la femme africaine. Je suis très fière d’arborer mes crépus bien que je n’ai pas une grosse touffe. Je me sens à l’aise, c’est l’essentiel », souligne Nibombé.

L’expérience d’Elika, étudiante en Agronomie à l’Université de Lomé est différente. Elle porte des cheveux naturels depuis toujours et a décidé un jour de les défriser. « Je ne me défrisais pas. Et un jour, je me suis défrisée. Mon père était furieux. Mes sœurs qui portaient des cheveux défrisés, m’ont dit bienvenue dans la barque « , a-t-elle confié. « Moins de trois semaines après,  mes cheveux ont commencé à se casser. Je n’ai pas perdu de temps pour faire un big shop (enlever la partie défrisée) et j’ai recommencé à zéroC’était pendant les vacances et cela s’est si vite passé et les gens n’ont rien remarqué à part ma famille« .

Tout comme au Togo, beaucoup d’Africaines ont décidé de laisser désormais leurs cheveux au naturel malgré les critiques et les remarques parfois désobligeants de la société. Sur la tête des grands-mères aux petites filles, des anciennes coiffures sont revisitées. Du « Ati » (tresses au fil) à l' »anagoda‘ (Nattes couchées à trois brins), des « trotrovi » (vanilles), flat twists, etc.

Les cheveux crépus sont beaux. Il  suffit d’améliorer leur qualité avec  des soins appropriés qui les nourrissent en profondeur.

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