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L’Afrique et sa diaspora: “Ton argent oui, tes idées non” !

Nombreux sont les Africains qui vivent et travaillent hors du continent. Le poids économique de la diaspora dans le PIB des pays africains est énorme. Cependant, le continent est toujours à la traine. Pourquoi ?

Aujourd’hui, la diaspora africaine, à travers le monde, est énorme. Des millions d’Africains vivent et travaillent en Occident. Que peut apporter cette diaspora à l’Afrique ? La question mérite d’être posée ; d’autant plus que cette diaspora renferme des compétences prouvées et ce, dans divers domaines à savoir la santé, l’éducation, les finances, le commerce, les nouvelles technologies, l’ingénierie, etc.

Un continent soucieux de son développement peut-il se passer de cette ressource estimable qui profite à d’autres ? La première réponse logique est « non! ». Cependant, en Afrique la réponse semble être affirmative dans la majorité des pays. Visiblement, le mot d’ordre est : « Diaspora, ton argent, oui. Tes idées, non merci ».

En effet, d’après les chiffres de 2014, 30 millions d’Africains de la diaspora ont envoyé 60 milliards de dollars à 120 millions d’Africains vivant au pays. Il s’avère que ce montant est bien supérieur à l’aide publique au développement ou même aux investissements directs étrangers. Mais triste est de constater que l’argent envoyé par la diaspora en Afrique est limité à un but alimentaire, si ce n’est pour l’habitat et autres dépenses courantes.

Que gagne la collectivité dans le long terme de ces transferts d’argent ? Ne gagnerions-nous pas mieux en profitant de la diaspora en termes d’idées, de compétence, d’expertise, etc. ?

Aujourd’hui plus que jamais, l’Afrique a grand besoin de cette ressource humaine qu’est sa diaspora. Elle est formée dans de grandes écoles occidentales et dotée de multiples compétences dans des domaines divers, mais mise au service du pays d’accueil.

En réalité, ce n’est pas parce que cette diaspora ne veut pas contribuer au développement de son continent d’origine, mais juste que ceux qui sont aux affaires ne le veulent pas, arc-boutés sur leur ignorance et leur incompétence. Ils ont montré leur limite mais ne veulent pas que demain nos sociétés africaines soient meilleures …

Il est temps qu’appel soit fait à cette diaspora pour apporter son expertise, ses idées novatrices, sa compétence.

C’est aujourd’hui que demain se prépare !

Nous avons atteint nos limites avec ceux qui sont au pouvoir dans la majorité de nos pays africains.

Certains ont compris les enjeux et se sont rapprochés de cette diaspora en leur tendant les bras. Car ils savent qu’elle apporte des idées et des compétences pour bâtir demain et laisser un héritage conséquent à la future génération.

« L’humain n’est pas éternel, mais les idées peuvent l’être ».

Nos systèmes politiques en Afrique doivent s’ouvrir, nos systèmes politiques en Afrique doivent créer des conditions favorables à l’implication de la diaspora dans les affaires de la cité.

L’Africain est mortel, le continent est éternel.

L’Afrique a besoin des femmes et des hommes aux compétences multiples et aux idées novatrices pour permettre d’avancer et élaborer des stratégies de développement viables et qui tiennent la route. Se priver de cette ressource humaine, c’est retarder notre développement et laisser se creuser davantage l’écart qui nous sépare des autres.

Il est temps que la diaspora apporte, non seulement son argent, mais aussi ses idées. Mais ceci ne sera possible que si les gouvernants actuels prennent conscience qu’ils ont atteint leur limite.

Aucun pays, aucun continent ne se développe en l’absence d’apport d’idées et de débats contradictoires. L’Afrique et ses pays ne dérogeront pas à la règle.

La diaspora a en son sein, les outils pour nous aider à avancer.

Alors disons : « Diaspora, ton argent, oui. Mais avec tes idées ».

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